Résidence à la Villa Guimet, centre de recherche sur les arts asiatiques

Bourse « Petit projet » – PEPR ICCARE – [THÉMIS] Toucher les publics.

Institutions partenaires : ENS Paris-Saclay, Musée national des arts asiatiques Guimet

Collaborations : Frédéric Bevilacqua (chercheur Ircam), Raphaël Dallaporta, Pierre Nouvel, Emmanuel Fléty

Développer un dispositif interactif de médiation faisant apparaître des aspects invisibles d’objets au cours d’une interaction sensitive et imaginaire

Il s’agissait d’un temps de recherche sur la médiation dans un contexte muséal visant une interaction sensible entre les publics et les objets : inviter le.a visiteur.se à une rencontre sensorielle et subjective avec l’objet, une prise de contact, une interaction. Il était question de concevoir, en discussion constante avec les divers acteurs.ices du musés, des espaces de possible intimité avec un objet dont la matérialité nous semble a priori inaccessible.

Je me suis ancrée dans la vie quotidienne et sensorielle des objets, des soins qui leur sont apportés, afin d’entrer en contact avec cette intimité de l’objet : celle de des restaurateur.ices, technicien.nes, conservateur.ices, des équipes de la régie des œuvres, de la surveillance, de l’accueil… J’explorais une perspective souvent cachée de la vie du musée, considérant que leurs récits font partie intégrante de la vie des objets qu’ils côtoient. Cette réalité de l’objet peut être le départ d’une interaction sensible, imaginaire, d’un.e visiteur.se avec un objet du musée.

Il s’agissait alors, en filigrane, de tenter d’apercevoir, d’entendre et d’adopter la perspective de l’œuvre, de l’objet dans son quotidien.

A travers un dispositif interactif, comment écouter des points de vues différents de l’objet, entre ceux des personnes qui en prennent soin et peut-être ceux de l’objet lui-même ?

Au fil de la contemplation, de l’écoute, et du dialogue avec les divers personnels du musée, j’ai formulé et formalisé différentes pistes de création-médiation.

Je me suis ensuite concentrée sur la réalisation d’un prototype, rendant d’une part possible de manipuler un clone de l’objet physique (en évitant une approche trop évidente de réalité virtuelle). Enfin, j’ai donné une « rencontre-création-collective » pour les Journées du patrimoine 2025 du musée Guimet, qui invite à se mettre dans la peau d’une œuvre pour y percevoir une partie de son quotidien muséal…

Série de cartels correspondant aux œuvres dans la perspective desquelles le public était invité à sa glisser.

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